VTT a 2

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PASSIONNEMENT VTT ................ 27.5 + 6 FATTIE et FAT BIKE

Publié le par Manu et Vero
Publié dans : #Mountain Bikers Foundation

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Il est beaucoup question depuis plusieurs semaines du film Redbull consacré au VTT, «Where the trail ends » qui met aux prises les meilleurs freeriders du moment avec des spots tous plus incroyables les uns que les autres. Ils avaient déjà réalisé la même opération l’an passé avec le ski extrême (Art of flying). On ne dira rien sur la qualité du film en lui même, qui est remarquable et tranche avec les productions habituellement servies dans le milieu du VTT. On ne dira rien non plus du talent et des couilles des riders. Par contre, on pourra réfléchir à l’image véhiculée par ce film d’un peu plus d’une heure, et c’est là, à mon sens, que se situe le problème. On y voit en effet une débauche de moyens mécaniques (hélicos, bateaux, etc.) qui permettent d’atteindre les spots les plus reculés, on voit des riders déflorer (ou violer) des paysages grandioses et sauvages qui n’avaient rien demandé. Je sais, pour en avoir parlé avec plusieurs personnes aussi que c’est ainsi l’esprit du Freeride que d’aller ainsi dans des endroits perdus mais quel message est véhiculé, intrinsèquement, par le film ? Je sais aussi que sans Redbull et les millions de dollars injectés dans le VTT… Plusieurs réponses sont là possibles.

Un sport mécanique comme un autre

La première c’est que les riders sont prêts à tout pour ouvrir une nouvelle trace, une nouvelle voie, quelque soit le prix à payer (les hélicos), la seconde c’est que les riders se tamponnent de préserver l’espace naturel puisqu’ils font de grands dérapages pour la beauté des images, et parfois aussi pour rester sur le vélo, la troisième c’est que le VTT n’est finalement qu’un sport mécanique comme un autre où la vitesse et la prise de risque priment sur le reste. C’est trois images posées, essayons d’imaginer quel impact elles auront sur les plus jeunes d’entre nous qui abordent aujourd’hui le VTT. Comment ne pas être fasciné par ces types et leurs exploits, comment ne pas tenter, autour de chez soi, de relever le défi et d’aller rouler n’importe où, pour le plaisir de l’adrénaline ? Spectaculairement mises en scène ces images seront montrées à la télévision, elles seront suivies d’autres naturellement, et une pratique minoritaire, combien le freeride concerne-t-il de riders en France, incarnera l’image du VTT, avec les ronds du XCO sur des circuits artificiels à l’autre extrême…

Des interrogations à avoir.

Nous aurons beau jeu ensuite d’aller plaider notre cause auprès des gestionnaires d’espaces naturels pour leur expliquer que « non, bien sûr que non, le passage de 50 vélos sur un GR ne provoque pas de dégradation », nous aurons beau jeu de leur expliquer qu’un type qui monte en vélo à 2500 mètres d’altitude ne vas pas y aller spécifiquement pour saccager une zone natura 2000 mais plutôt pour vivre dans cette nature un moment unique. Le risque existe, à moyen terme -nous voyons déjà cette tension partout en France où nous avons cette chance inouïe de rouler sur des sentiers naturels- de nous retrouver dans quelques années confinés sur des sentiers balisés avec interdiction d’en sortir… Il faut aujourd’hui s’interroger à la fois sur nos comportements et les moyens à notre disposition pour corriger collectivement les écarts, et sur ce que nous pouvons faire pour inverser cette tendance. Et ce n’est probablement pas avec une logique d’opposition et de défense, tel que c’est pratiqué aujourd’hui, que nous y parviendrons. Le débat est ouvert !
LE MOT DE MANU:

 tout à fait d’accord avec lui…..une mauvaise image du vtt que la plupart ne partage pas, mais qui est malheureusement très médiatisé..

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